
Le 1er versement de la CPAM en congé maternité n’arrive jamais le premier jour du congé. Les indemnités journalières sont dues dès le premier jour, sans délai de carence, mais la caisse ne peut les payer qu’après avoir reçu l’attestation de salaire de l’employeur, puis traité le dossier. En pratique, le premier paiement intervient souvent plusieurs semaines après le début du congé, puis les versements suivent tous les 14 jours, selon Service Public. Le retard le plus fréquent vient d’un document manquant, pas d’un refus.
Le congé maternité désigne la période pendant laquelle le contrat est suspendu et la CPAM verse des indemnités journalières à la place du salaire. Comprendre la chaîne des pièces permet de savoir où se situe le blocage, et qui relancer.
Il n’existe pas de date fixe. Le premier versement dépend de trois étapes successives :
Sur le forum officiel de l’Assurance maladie, un modérateur résume la situation : le premier paiement n’est jamais immédiat, il est généralement plus tardif, parce que l’employeur doit d’abord envoyer les documents et que la caisse a ensuite des délais de traitement « rarement inférieurs à 14 jours ». Il donne un exemple : des documents transmis vers le 30 octobre conduisent à un premier paiement vers le 30 novembre. Les versements suivent ensuite un rythme régulier.
| Étape | Exemple de calendrier |
|---|---|
| Début du congé prénatal | 15 octobre |
| L’employeur transmet l’attestation de salaire | 30 octobre |
| Traitement du dossier par la caisse | environ 2 à 4 semaines |
| Premier versement, rappel depuis le 15 octobre inclus | autour du 30 novembre |
| Versements suivants | tous les 14 jours |
Ce calendrier est un exemple, pas une règle : aucun délai moyen officiel n’est publié. Le premier versement couvre en revanche toute la période écoulée depuis le premier jour du congé. Rien n’est perdu, c’est seulement décalé.
Une fois le premier versement effectué, Service Public indique que les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours. Le cycle est propre à chaque assurée : il part de la date du premier paiement, pas d’un jour fixe du mois. Deux salariées en congé le même mois peuvent donc être payées à des dates différentes.
Le compte ameli permet de suivre chaque paiement et, dans la rubrique des démarches, de consulter les délais de traitement de sa caisse. C’est le premier endroit à regarder avant de relancer.
Le montant se calcule à partir des salaires, selon la méthode décrite par Service Public dans sa fiche vérifiée le 1er juin 2026 :
| Salaire brut mensuel | Indemnité journalière | Un versement de 14 jours | Congé de 16 semaines (112 jours) |
|---|---|---|---|
| 1 800 € | 46,75 € | 654,51 € | environ 5 236 € |
| 2 500 € | 64,93 € | 909,04 € | environ 7 272 € |
| 4 500 € | 104,02 € (plafond) | 1 456,28 € | environ 11 650 € |
Le calcul montre l’effet du plafond : au-delà de 4 005 € de salaire mensuel, l’indemnité ne progresse plus. Une salariée payée 4 500 € perçoit le maximum de 104,02 € par jour. Service Public rappelle que des dispositions conventionnelles peuvent prévoir mieux, jusqu’au maintien intégral du salaire par l’employeur.
C’est la question que se posent la plupart des futures mères, et la réponse tient souvent à une pièce du dossier.
L’attestation de salaire n’a pas été transmise. C’est la cause la plus courante. Sans elle, la caisse ne peut ni vérifier les droits ni calculer le montant. L’employeur la transmet, le plus souvent par voie dématérialisée. Une salariée qui ne voit rien venir a intérêt à demander à son service paie la date d’envoi.
Les conditions d’ouverture des droits sont à vérifier. Service Public fixe les conditions : être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois en tant que salariée, et avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant l’arrêt, ou avoir cotisé sur une rémunération d’au moins 12 058,20 € au cours des 6 mois précédents. Pour une activité saisonnière ou discontinue, le seuil passe à 600 heures sur 12 mois. Un parcours récent, plusieurs employeurs ou des contrats courts allongent la vérification.
Plusieurs employeurs. Chacun doit transmettre son attestation. Le dossier n’est complet qu’avec toutes.
La subrogation. Quand la convention collective prévoit que l’employeur maintient le salaire, celui-ci peut percevoir les indemnités journalières à la place de la salariée. Dans ce cas, la salariée ne reçoit pas de virement de la caisse : son salaire continue d’arriver avec la paie. Un compte ameli vide n’est alors pas le signe d’un blocage. La fiche de paie ou le service des ressources humaines le confirment.
Une demandeuse d’emploi indemnisée n’est pas privée d’indemnités maternité. L’Unédic précise que l’allocation chômage est suspendue pendant le congé, et remplacée par les indemnités journalières de la caisse, versées tous les 14 jours. La période non indemnisée par France Travail est reportée et prolonge d’autant la durée des droits au chômage.
Deux démarches sont à faire, selon l’Unédic : prévenir la caisse d’assurance maladie dans les 48 heures et France Travail dans les 72 heures. Le premier versement suit ensuite le même circuit, avec les documents de France Travail à la place de l’attestation de l’employeur.
Le régime est différent. Selon l’Urssaf, une travailleuse indépendante affiliée depuis au moins 6 mois à la date prévue de l’accouchement, et qui cesse toute activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance, perçoit :
Pour une indépendante, le premier versement est donc en partie lié au début du congé, et en partie à sa durée.
La durée détermine le nombre de versements. Service Public fixe :
| Situation | Avant la naissance | Après la naissance | Total |
|---|---|---|---|
| 1er ou 2e enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| 3e enfant ou plus | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Jusqu’à 3 semaines du congé prénatal peuvent être reportées après la naissance, sur avis médical. À la fin du congé, d’autres dispositifs peuvent prendre le relais : le congé de naissance, créé en 2026, indemnisé à part, et le congé parental, dont l’articulation est décrite dans notre page sur le nouveau congé parental.
Une démarche graduée évite de perdre du temps :
Elle porte sur le congé maternité des salariées du régime général, avec deux sections courtes sur les demandeuses d’emploi et les indépendantes. Elle ne traite pas des fonctionnaires, dont la rémunération est maintenue par l’administration, ni des règles de licenciement pendant la grossesse. Elle ne calcule pas le montant exact d’une indemnité : seule la caisse d’assurance maladie peut le confirmer, à partir des salaires réellement déclarés.
Après la réception de l’attestation de salaire et le traitement du dossier par la caisse, souvent plusieurs semaines après le début du congé. Ce premier versement couvre toute la période écoulée depuis le premier jour.
Tous les 14 jours, une fois le premier versement effectué. Le cycle part de la date du premier paiement et diffère d’une assurée à l’autre.
Il n’y a pas de jour fixe dans le mois : les versements se succèdent tous les 14 jours à partir du premier paiement. Le compte ameli affiche chaque paiement.
La caisse calcule une indemnité journalière à partir des 3 derniers salaires bruts, divisés par 91,25, moins 21 %, entre 11,12 € et 104,02 € par jour, et la verse tous les 14 jours. Si l’employeur maintient le salaire avec subrogation, c’est lui qui perçoit les indemnités.
Non. Les indemnités journalières sont dues dès le premier jour du congé, même si leur versement arrive plus tard.
Le plus souvent, l’attestation de salaire n’a pas été transmise par l’employeur, ou l’un des employeurs ne l’a pas envoyée. La vérification des conditions d’ouverture des droits peut aussi allonger le traitement.
Non. L’allocation chômage est suspendue et remplacée par les indemnités journalières. La période est reportée et prolonge la durée des droits au chômage.
Une allocation forfaitaire de repos maternel pouvant atteindre 4 005 €, versée moitié au début et moitié à la fin des 8 semaines minimales d’arrêt, et des indemnités journalières forfaitaires, selon l’Urssaf.
Sources :
Ces règles sont celles en vigueur le 5 octobre 2026. Les montants des exemples sont des calculs à partir des règles de Service Public et du plafond 2026 ; le montant réel et la date de versement relèvent de la caisse d’assurance maladie, seule à pouvoir les confirmer.