
La régularisation des indemnités de maladie professionnelle est un recalcul fait par la CPAM une fois le caractère professionnel de la maladie reconnu. Pendant l’instruction du dossier, les indemnités journalières sont versées « au titre de l’Assurance Maladie », puis leur montant est régularisé dès la reconnaissance, selon ameli.fr. L’écart qui apparaît sur le compte vient de ce changement de base de calcul : un rappel est possible, et dans d’autres cas la caisse réclame un trop-perçu.
Une indemnité journalière (IJ) est la somme versée chaque jour d’arrêt pour compenser la perte de salaire. En maladie professionnelle, elle est calculée à 60 % puis à 80 % du salaire journalier de base, avec des plafonds fixés au 1er janvier 2026. Cette page explique d’où viennent les écarts, dans quels délais la caisse agit, et comment réagir si le montant versé paraît faux.
La cause principale tient au calendrier. Une maladie n’est pas reconnue comme professionnelle le jour où elle est déclarée : la caisse doit instruire le dossier. Previssima le résume ainsi : un certain délai s’écoule avant que la caisse reconnaisse l’origine professionnelle de la maladie.
Pendant ce temps, le salarié en arrêt ne reste pas sans revenu. Ameli.fr précise que si la caisse n’a pas encore reconnu le caractère professionnel mais que l’assuré est en arrêt de travail, les indemnités journalières sont versées au titre de l’assurance maladie et calculées comme telles. Côté employeur, le site de l’Assurance Maladie confirme : pendant toute la période d’instruction, les IJ sont versées au salarié au titre de l’Assurance Maladie, et leur montant est régularisé dès la reconnaissance.
Le mécanisme se déroule donc en trois temps :
Un salarié peut ainsi voir arriver un versement complémentaire sans l’avoir demandé, ou constater que deux paiements se recoupent. Ce n’est pas une anomalie en soi : c’est la conséquence directe d’une reconnaissance qui arrive après le début de l’arrêt. Le même mécanisme joue quand la déclaration de l’accident ou de la maladie est faite tardivement, situation traitée dans notre page sur la déclaration tardive d’un accident du travail.
Pour la régularisation des indemnités de maladie professionnelle, deux délais se superposent : celui de l’instruction, puis celui de la mise en paiement.
L’instruction. Selon la rubrique « entreprises » d’ameli.fr, la décision de la CPAM (accord, rejet, ou transmission du dossier à un comité d’experts médicaux) est notifiée au terme des 120 jours, soit 4 mois. La notification précise aussi les possibilités de recours.
La rétroaction. Une fois la maladie reconnue, les IJ au titre professionnel sont dues à compter de la date de première constatation médicale, fixée par le médecin conseil, dans la limite de 2 années précédant la déclaration de maladie professionnelle (ameli.fr). La rubrique employeurs reprend la même limite : la rétroaction ne peut excéder 2 ans.
Le délai de traitement. Aucun chiffre officiel n’est donné pour le recalcul lui-même. Le forum d’ameli indique seulement que les délais de traitement varient selon le type de demande et le nombre de dossiers en cours, et renvoie vers le conseiller pour connaître le délai de régularisation propre à un dossier. Cette page ne peut donc pas promettre une date de versement.
Les versements suivent par ailleurs un rythme régulier : les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours, d’après ameli.fr.
Le montant de l’IJ dépend d’un salaire journalier de base. Ameli.fr indique que l’indemnité est calculée à partir du salaire brut du mois précédant l’arrêt de travail, et que ce salaire est divisé par 30,42.
Cette attestation de salaire provient de l’employeur. Selon ameli.fr, il doit remplir le formulaire S6202, qui peut être transmis en ligne sur net-entreprises.fr. Une attestation transmise en retard ou comportant une erreur retarde ou fausse le recalcul.
| Étape de l’arrêt | Taux appliqué | Plafond de l’IJ au 1er janvier 2026 |
|---|---|---|
| Du 1er au 28e jour d’arrêt | 60 % du salaire journalier de base | 240,49 € par jour |
| À partir du 29e jour | 80 % du salaire journalier de base | 320,66 € par jour |
Le plafond du salaire journalier de référence est de 400,82 € en 2026 d’après Previssima, ce qui correspond à ces deux maxima. Autre garde-fou : le montant de l’IJ ne peut pas être supérieur au salaire journalier net.
Previssima prend un salarié payé 2 500 € brut par mois : son salaire journalier de référence est de 2 500 ÷ 30,42, soit 82,18 €. En appliquant les taux ci-dessus, on obtient environ 49,31 € par jour du 1er au 28e jour (60 %), puis environ 65,74 € par jour à partir du 29e (80 %). Ce sont des calculs faits à partir des taux publiés, qui ne remplacent pas le décompte de la caisse.
Previssima présente aussi d’autres formules, fondées sur la somme des 2 derniers salaires divisée par 30,42, des 4 derniers salaires divisée par 28, ou des 12 derniers mois divisée par 365. Le choix entre ces bases dépend de la situation du salarié, que le décompte de la caisse précise. Une régularisation peut donc aussi corriger la base de salaire elle-même, pas seulement le taux.
Plusieurs éléments expliquent qu’un rappel soit plus faible, ou plus élevé, que prévu.
La régularisation peut aussi aller dans l’autre sens. Un trop-perçu CPAM est une somme versée que la caisse estime, après contrôle, ne pas avoir été due. Le site aide-sociale.fr, qui n’est pas une source officielle, en cite les origines courantes :
La caisse peut alors réclamer le remboursement. Selon la même source, elle peut retenir une partie de la dette sur les prestations futures. Ce point est signalé par un site non officiel : le mode exact de récupération se lit dans le courrier de la caisse.
Le premier réflexe est de demander le décompte détaillé et de le comparer à l’attestation de salaire. Le forum d’ameli indique que l’assuré a la possibilité d’effectuer une réclamation auprès de sa caisse d’assurance maladie, et que le conseiller peut en dire plus sur la régularisation ou son délai de traitement.
Si la réclamation n’aboutit pas :
Les voies et délais de recours figurent dans la décision de la caisse ; un avocat, un défenseur syndical ou l’assistante sociale de la caisse peuvent aider à choisir la bonne voie. Si le désaccord porte sur des contrôles médicaux ou sur la suspension des indemnités, notre page sur le contrôle d’un arrêt maladie décrit ce cadre.
Elle n’indique pas le délai de traitement d’un dossier précis : seule la caisse peut le donner. Elle ne détaille pas le maintien de salaire propre à chaque convention collective, ni le fonctionnement de la subrogation entre l’employeur et la caisse, faute de source lue sur ce point. Elle ne décrit pas la procédure de recours amiable, ni le calcul d’une rente d’incapacité permanente. Les montants cités valent au 9 octobre 2026, sur la base des plafonds du 1er janvier 2026. Pour un calcul personnel, la CPAM est la seule à pouvoir notifier le montant exact.
C’est le recalcul des indemnités journalières par la CPAM après la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie. Avant cette décision, les IJ sont versées au titre de l’assurance maladie ; ameli.fr précise que leur montant est régularisé dès la reconnaissance.
Parce que la base de calcul change. Pendant l’instruction, elles sont calculées comme des IJ de maladie ordinaire. Une fois la maladie reconnue, elles suivent les règles professionnelles : 60 % puis 80 % du salaire journalier de base, dans la limite des plafonds.
La décision est notifiée au terme des 120 jours, soit 4 mois, selon ameli.fr : accord, rejet ou transmission du dossier à un comité d’experts médicaux.
À la date de première constatation médicale fixée par le médecin conseil, dans la limite de 2 années précédant la déclaration de maladie professionnelle.
Aide-sociale.fr cite la double comptabilisation d’une même période, des données erronées transmises par l’employeur ou la Caf, et une déclaration tardive de l’employeur.
Effectuer une réclamation auprès de la caisse, comme le rappelle le forum d’ameli, puis suivre les recours indiqués dans la notification de décision. Le silence de la caisse vaut rejet implicite, et le tribunal judiciaire (pôle social) peut ensuite être saisi.
Les IJ perçues au titre d’une maladie professionnelle sont soumises à l’impôt sur le revenu pour 50 % de leur montant, d’après ameli.fr.
Sources :